Interviews
(ORIGINAL VERSIONS)  

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HARD N'HEAVY (February 1997)
INNATE (December 1997)
UNDERGROUND INVESTIGATION (November 1999)
METAL HERO (February 2000)
LES FILS DU METAL (February 2002)
TARTAREAN DESIRE (April 2002)
ODYM'ETAL (July 2002)
LES ACTEURS DE L'OMBRE (March 2003)
UNDERGROUND INVESTIGATION (Janvier 2003)
PAVILLON 666 (March 2004)

 

PAVILLON 666 (France), March 2004.

Salut , en quelques lignes, pouvez vous présenter le groupe et le style qui vous caractérise ?

Final Tragedy est constitué de deux membres principaux qui sont Delphine Cochand au chant et dans la conception des textes et moi-même à la guitare et basse. Sur l'album "greed", nous avons demandé à Stefan Hassler de jouer certaines parties batterie et avons travaillé ensemble sur la programmation. Je ne pourrais pas donner de style bien précis mais je pense qu'on retrouve chez Final Tragedy une mélancolie assez particulière, une richesse dans les harmonies et une bonne dose de technique instrumentale. Nos influences musicales se situent autour de groupes tels que Nevermore, Queensryche, Dream Theater, Soilwork mais aussi Deathrow (RIP) et Coroner (RIP).

Voilà maintenant 3 ans que GREED est sorti, avec le recul , quel regard portez- vous sur cet album ?

Tout d'abord, il faut rappeler que "Greed" est un album autoproduit avec un petit materiel (fostex 16 pistes) et qu'il servait au départ à attirer les maisons de disques. Suite au dépot de bilan de Frowz Production qui souhaitait ré-enregistrer à Montréal, nous avons préférer presser les 8 chansons pour passer à autre chose et notamment des compositions plus actuelles mais nous voulions que les fans du groupe aient une trace de ces 8 compos. Quand je ré-écoute "greed", j'y trouve beaucoup d'imperfection car nous avons évolués musicalement mais il y a déjà a mon sens un potentiel. En ce sens, "greed" est un bon premier album. Les compositions actuelles sont plus percutantes et plus riches musicalement.

Quels sont vos projets à venir, y a t-il un autre album en préparation ?

Nous avons des compositions qui sont prêtent à être enregistrer mais nous n'avons toujours pas de maison de disque susceptibles de nous signer un contrat interessant. Alors nous peaufinons les compos et nous travaillons aussi beaucoup sur le chant qui faisaient un peu défaut sur certains passages de "greed". Nous travaillons davantage avec des musiciens issus de différents groupes metal ce qui enrichie beaucoup notre musique.

Niveau label, est-ce toujours aussi dur de trouver, ou avez vous des pistes ?

Trouver un label n'est pas très compliqué. Trouver un bon label qui s'occupe réellement d'un groupe est beaucoup plus dur. Nous avons eu beaucoup de contact après "greed" et encore actuellement mais nous n'avons rien de bien sérieux. Nous composons une musique très riche en melodie qui demande des moyens en terme d'enregistrement. Nous avons aussi une autre demande qui est de prendre notre temps. Mais la principale difficulté que nous rencontrons est que les maisons de disque voudraient que nous composions soit une musique uniquement progressive soit une musique uniquement metal. Le mélange des styles (metal, rock, jazz) est encore un peu tabou pour les maisons de disques. Quelques maisons de disques américaines laissent certaines libertés aux groupes influencés par des styles différents mais elles sont très rares.

Si vous avez un coup de coeur ou un coup de gueule, la parole est à vous !!!

Un coup de coeur pour 2 groupes qui ont beaucoup d'avenir et qui n'ont pas fini de nous étonner : Soilwork (les deux derniers albums sont excellents) et Nevermore (Jeff Loomis et Warrel Dane sont vraiment deux grosses pointures du metal trop méconnues). Pour terminer, un super coup de coeur à Dane qui s'occupe de la salle du Z7 à Pratteln (ch) et qui se bat encore pour que des grands groupes metal puissent jouer leur musique. Prochainement Soilwork, Morbid Angel, Iced Earth, Edguy, Queensryche, ...

Interview réalisée par AVALON

http://www.pavillon666.fr.st


LES ACTEURS DE L'OMBRE (France), March 2003.

Pourquoi avoir abandonné Etheric Soul, n'est-ce pas trop difficile de n'être que deux membres permanents dans Final Tragedy ?

Même si Etheric Soul était un projet très intéressant musicalement, les divergences musicales de chaque membre du groupe n'ont pu faire avancer le projet à long terme. Il est parfois difficile de composer à cinq musiciens quand les influences sont aussi diverses que le techno-thrash, le jazz, le rock ou la musique électronique. C'était le cas pour Etheric Soul. D'ailleurs, la démo cassette ETHERIC SOUL "Soul Experience" témoigne de cette folie musicale.Actuellement, FINAL TRAGEDY se compose de deux membres. Je compose et enregistre la musique et Delphine s'occupe des textes et des vocaux. Depuis l'album "Greed", nous sommes épaulés par des musiciens de la région alsacienne ce qui permet au groupe d'enrichir les compositions.

Jouez vous en live, et si oui, prennez vous des musiciens de session ?

Il serait possible de jouer live avec des musiciens mais je crois que l'expérience des concerts avec ETHERIC SOUL nous a fait réfléchir. Les conditions sont souvent très difficiles et FINAL TRAGEDY qui, au travers des médias, compose des chansons complexes, a besoin d'une bonne qualité sonore pour que le public apprécie la richesse des harmonies. Ce n'est donc pas notre projet dans l'immédiat. Nous nous concentrons davantage sur la composition.

Votre troisième cd a été autoproduit ? Comment s'est passé l'enregistrement ?

J'ai un studio mobile 16 pistes qui me permet de composer et d'enregistrer à mon rythme. En général, j'enregistre tous les instruments sur une batterie électronique, Delphine pose sa voix et les choeurs et je réenregistre la totalité des instruments ce qui me permet de peaufiner les harmonies ou parfois d'en trouver d'autres. Stephan s'occupe par la suite d'enregistrer la batterie. Le studio ne suffit pas à produire un cd de qualité mais le son est assez bon pour démarcher les maisons de disque. Nous avons actuellement quelques contacts qui nous permettraient d'enregistrer en studio avec des moyens plus importants mais l'expérience avec le label Frow Production nous a un peu freiné.

Que s'est il passé avec votre ancien label Frow productions ? En avez-vous trouvé un autre ?

Nous avons signé en 2000 un contrat avec Frow Production, label Canadien, pour la sortie d'un album 8 titres. Malheureusement, la boite n'a pas survécu aux difficultés financières avant notre rentrée en studio. L'album "Greed" est donc la démo de pré-studio qu'il nous semblait important de presser pour rebondir plus vite sur de nouvelles compositions. Nous composons actuellement de nouveaux titres et sommes en contact avec des labels plus ou moins importants.

Quelles sont vos influences musicales, et les groupes qui vous ont marqué ces derniers temps ?

J'ai baigné dans le techno-thrash avec des groupes comme Coroner, Deathrow, Watchtower, Mekong Delta et toute la vague allemande. Delphine est plus orientée vers des groupes américains ou anglais comme Queensryche, Sanctuary, Black Sabbath ou Dream Theater. Les musiciens qui gravitent autour de FINAL TRAGEDY sont très branchés métal gothique ou progressif.Actuellement, le groupe s'intéresse à Nevermore, Soilwork ou Ark.

Enfin, avez-vous un mot à dire aux métalleux, ou un petit coup de gueule ?

Tout d'abord un grand merci aux personnes qui ont acheté l'album et qui nous soutiennent dans notre démarche. Nous sommes ouverts à toute critique positive ou négative sur la qualité de nos compositions par le biais de notre site. Et puis merci à vous, fanzine ou webzine, pour faire vivre cette musique qui n'en finit pas de nous prendre aux tripes !!!

Interview réalisée par Sébastien WILLIAM

http://www.lesacteursdelombre.com/interviews/099.html


 

UNDERGROUND INVESTIGATION (France), N°40, Janvier 2003.

UI : La sortie de votre nouveau CD "Greed" est pour nous l'occasion de faire le point. Que s'est-il passé pour FINAL TRAGEDY entre "Trial Of Tears" et "Greed" ?

J-Luc : Après l'enregistrement de "Trial Of Tears", nous avons été contactés par le label Frowz Productions, qui souhaitait produire un album 8 titres incluant 4 nouvelles compos et les 4 titres de "Trial Of Tears". Nous avons donc enregistré 4 nouveaux titres et comme le son était bien meilleur, nous avons réarrangé et réenregistré les 4 titres de "Trial Of Tears".

UI : Le CD "Greed" devait sortir sur un label canadien. Suite au dépôt de bilan du dit label, vous avez préféré le sortir en autoproduction. Comment expliquez-vous ce choix ?

J-Luc : Nous avons beaucoup travaillé pour faire de "Greed" un bon album. Mais entre la fin de l'enregistrement de "Greed" et les problèmes financiers du label, nous avons eu le temps de composer d'autres titres. Après les problèmes de Frowz et en l'absence de contacts sérieux, nous avons privilégié l'autoproduction pour pouvoir se projeter dans l'avenir et ainsi faire le deuil de nos anciennes compositions.

UI : N'avez-vous pas peur de vous être précipité alors que vous auriez peut-être pu trouver un label en France ?

J-Luc : Nous avons été contactés par des labels français mais aucun ne nous a semblé assez sérieux pour bien produire notre musique. Donc nous continuons notre chemin musical en attendant d'être contactés par un label qui aurait l'envie et les moyens de faire de FINAL TRAGEDY un grand groupe. Mais quand j'entends le son de certains groupes produits par des labels français, je suis souvent surpris par le manque de travail et de moyens de ces derniers.

UI : Pourquoi avoir inclu à nouveau les 4 titres du précédent CD ? Quelles en sont les évolutions majeures par rapport à leur version originale ?

J-Luc : Avec le recul, il est clair que le mini CD "Trial Of Tears" méritait d'être retravaillé, notamment au niveau de la batterie et du mixage du chant. Pour la batterie, Stefan Hassler nous a apporté beaucoup tant au niveau du son que du jeu et pour le chant, Delphine a entièrement retravaillé et réenregistré les parties vocales que nous avons remixées.

UI : Puisqu'on parle d'évolutions, quelles sont celles que vous percevez de la part du groupe suite à l'enregistrement de "Greed" ?

J-Luc : A l'écoute de "Greed", il est clair que FINAL TRAGEDY évolue vers des compositions beaucoup plus agressives que progressives. Delphine se sent d'ailleurs beaucoup plus à l'aise quand les compos sont percutantes. Je pense d'ailleurs que les 2 premières compos de "Greed" sont vraiment représentatives de ce que le groupe proposera à l'avenir.

UI : Dans quelles conditions avez-vous réalisé ce nouvel album ?

J-Luc : "Greed" a été enregistré et mixé dans notre home studio. Delphine s'est occupé du chant, Stefan de la batterie et j'ai enregistré les parties guitares, la basse et le clavier. Ensuite, nous avons mixé avec une table 16 pistes ce qui n'est pas simple pour faire ressortir la complexité musicale du groupe. Mais je pense que nous avons réussi à rendre tous les instruments utilisés compréhensibles.

UI : Quels sont les projets qui accompagneront la sortie de ce nouveau CD ?

J-Luc : Notre principal projet est de trouver un label sérieux qui souhaiterait produire les nouveaux titres du groupe.

UI : Pour ceux qui n'auraient pas lu votre précédent interview dans nos pages, quelles sont les choses essentielles à connaître sur FINAL TRAGEDY musicalement parlant ?

J-Luc : Deux personnes sont à l'origine du projet : Delphine, qui construit les textes et les place sur une musique que je compose. Nous nous considérons comme un groupe "metal" même si, parce que notre musique est emprunte de mélancolie, certaines ambiances font penser au metal gothique ou au prog metal. Mais nous définissons toujours la musique de FINAL TRAGEDY comme une musique riche, complexe et accessible.

UI : N'avez-vous pas peur d'étouffer à long terme dans une formation réduite au duo ?

J-Luc : C'est justement pour cette raison que nous avons travaillé avec un batteur pour "Greed" et que nous envisageons de travailler avec d'autres musiciens par la suite. Mais il est très difficile de trouver de bons musiciens qui puissent intégrer un projet déjà construit.

UI : Plus généralement, quels sont les derniers albums et groupes qui vous ont bien branché ?

J-Luc : Je pense que NEVERMORE est actuellement le groupe qui sort du lot. Ils innovent à chaque album tout en gardant leur originalité. SUPERIOR sera, à mon avis, un grand groupe "metal". Ils ont montré qu'ils pouvaient surprendre en deux albums et j'attends avec impatience leur dernier album "Ultima Ratio".

UI : Et le traditionnel mot de la fin ? ...

J-Luc : Merci pour votre attention et votre soutien.

Interview réalisée par Sylvain 'Steve' Cotté


TARTAREAN DESIRE WEBZINE (Sweden), April 2002.

 

This interview with the vocalist Delphine Cochand of Final Tragedy was done through e-mail in April 2002.

TARTAREAN DESIRE : Hello, how are you doing ?

Delphine : Hi.

T.D. : Final Tragedy is a band unknown to many people, would you mind giving us a short introduction ?

Delphine : We started Final Tragedy in June 1996. The band includes Jean-Luc Millot on guitar Ð who also plays bass and does the programming Ð and myself on vocals. We have released two EPs and one album so far.The band was first called Etheric Soul and used to play Techno Thrash, at a time when it was composed of five musicians. Jean-Luc and I are the remaining members. We intend to continue as a duo.

T.D. : You released your album "Greed" on your own in December 2001, are you happy with the way it turned out ?

Delphine : We're happy with the album itself, but we would have liked it to be released worldwide, as it was meant to be if Frowz Productions Ð the Canadian label we were to sign to Ð had not gone bankrupt.

T.D. : You used to play in the band Etheric Soul, did that band split up or did you just change the name ?

Delphine : We changed the name because the band split up, and especially because we took an entirely new musical direction. Keeping the name Etheric Soul wouldn't have made any sense.

T.D. : What is the difference between the music of today's Final Tragedy and the Final Tragedy of 1996 ?

Delphine : The music of today's Final Tragedy is much more elaborate and original, more atmospheric too, less Thrash oriented.

T.D. : France is a very big country but it seems like your bands and artists find it hard to reach the rest of the world, am I right ?

Delphine : You're absolutely right. I don't have a definite explanation to that though, except Ð as far as rock is concerned Ð that France has never really been a rock/metal country. Rock appeared in France in the early sixties and was imported from the U.S. French bands played mainly covers back then.The audience is not as big as for other types of music, like easy listening, pop or rap. That's why record labels are not very interested in metal bands. On top of that, many of our artists sing in French, which is a handicap for export. But I think things are beginning to change, so maybe in a few years from now French metal bands will get more attention. Hopefully.

T.D. : What is it like playing heavy metal in France today ?

Delphine : French metal fans tend to be more interested in foreign bands, especially American, German or English bands. There seems to be a sort of stigmata attached to French bands. Fans think they are not good just because they are French, which very often is very far from the truth. But this attitude is also rooted in the situation I previously decribed.

T.D. : You have had a lot of good reviews in the metal press but not much attention from labels, isn't this frustrating ?

Delphine : Yes, it is frustrating indeed. But somehow we understand. Some labels we approached told us the music we play is great, the problem is that it is not commercial because too original. It does not resemble anything else and cannot be filed in any style. It is at the crossroads of various styles, which according to labels is a big problem to market our music. So they don't want to take any chances with us!

T.D. : Several months have passed since the release of your last album, what has happened since then? Have you been working on new material ?

Delphine : We've been working pretty hard to promote the album as best we can, and we've been working on new material, in the same vein but more aggressive, especially vocal wise.

T.D. : What are your main musical influences? What kind of music do you listen to these days ?

Delphine : Jean Luc's main influences are Coroner, Mekong Delta, Deathrow, Dream Theater... These days he listens to Aghora, Dream Theater and ARK. As far as I am concerned, my main musical influences are Nevermore, Queensrÿche, Dream Theater... These days I listen to Dream Theater, King Diamond, Eric Johnson and Ian Moore.

T.D. : Final Tragedy is one of many metal bands today with a female vocalist but back when you started this wasn't very common. Do you think many bands today only follow trends or do you think more girls or women find extreme music interesting ?

Delphine : I don't know, I don't have many female friends and the few I have are not interested in extreme music at all! If we pay close attention, I think the majority of female vocalists is to be found in Gothic rock/metal, which to me is not really 'extreme' music. I think it is the atmospheric and melancholic side of that music that appeals to women, because it is something they can often relate to. But maybe it has something to do with trends as well, I don't know. I personally have never followed trends, on the contrary, and I never compare myself with other female singers. I actually don't think of myself as a female vocalist, I am a vocalist, period. Back when I joined Etheric Soul, it was a pure Thrash band and female vocalists in this style were indeed not very common!

T.D. : Now to my own and brand new right or wrong section. You are just going to tell us whether you think the following acts would be right or wrong :

a) If someone killed Hitler prior to his mass murder campaigns.

Delphine : RIGHT.

b) Sado-masochism.

Delphine : WRONG.

c) Death penalty.

Delphine : RIGHT and WRONG.

d) To lie if it will be of benefit to yourself.

Delphine : WRONG.

e) Censorship.

Delphine : RIGHT and WRONG.

f) Religion.

Delphine : RIGHT.

D.T. : Any final words to please etheric souls until the final tragedy (great word pun, isn't it...) ?

Delphine : Yeah, not bad... Actually the "final tragedy" might be appoaching faster than we think, so pray for the salvation of your souls, if you don't want them to remain trapped in ethereal darkness that is!

http://www.tartareandesire.net/interviews/finaltragedy.html


ODYM'ETAL (France), July 2002.

Interview de FINAL TRAGEDY le 31 mai 2002 par Jean-Marie pour Odym'étal.

 

Odym'étal : Sorti fin 2001, « GREED » est votre premier album (après 2 mini CDs) auto-produit. Le label canadien qui vous avait approchés n'a pu concrétiser. Comment avez vous vécu cette expérience et en avez-vous tiré des leçons ?

Jean-Luc : Ce fut un moment difficile pour nous car Frowz Productions avait des capacités. Mais les labels indépendants sont constamment menacés, principalement sur un plan financier. Il était important pour nous de rebondir immédiatement et c'est pour cela que nous avons autoproduit "Greed".

Odym'étal : Musicalement, vous évoluez dans un Métal progressif mélancolique. Que ce soit le nom du groupe, l'illustration du livret et les paroles, l'ensemble est dominé par le pessimisme. Qu'en pensez-vous et que pouvez-vous en dire ?

Jean-Luc : Pour parler de la musique, je pense effectivement que la mélancolie est très présente dans notre album. Les passages très ambiants appuyés par la voix mélancolique font partie de l'univers du groupe. Concernant l'illustration du livret, je pense que nous sommes plutôt réalistes. Les évènements photographiés font partie de l'histoire de l'humanité.

Odym'étal : FINAL TRAGEDY, c'est Delphine (chant et paroles) et Jean-luc (guitares et musique). Pour « GREED » un batteur, Stefan a participé à l'enregistrement. Pensez-vous continuer sous la forme de duo ou êtes-vous en recherche d'autres musiciens ? Quels sont vos sentiments sur ce point ?

Jean-Luc : Actuellement, nous ne recherchons pas de musiciens. Nous évoluons dans ce monde musical en dehors de toute tendance, à notre rythme. Nous recherchons bien évidemment un label susceptible de nous apporter les moyens nécessaires à un enregistrement studio de qualité. Mais la recherche de musiciens freine considérablement l'évolution du groupe. Nous préférons, au gré des rencontres et comme ce fut le cas pour Stefan, travailler avec des musiciens de qualité le temps d'un album.

Odym'étal : Le péché originel (illustré au centre de l'illustration du livret) est-il la base de toutes les folies humaines ? Qu'en pensez-vous ?

Delphine : La mort a fait son apparition dans le monde lorsqu'Adam et Eve ont goûté le fruit de l'arbre de la connaissance du bien et du mal que Dieu leur avait interdit. L'avidité ("greed"), dans toutes les acceptions du terme, nous a réduit en esclavage et conduit les hommes à mener des actions contraires aux lois divines. Cet "emprisonnement" physique et moral a commencé avec le péché originel, qui a entraîné la perte des privilèges accordés à l'humanité innocente. L'humanité déchue est alors exposée à la douleur, la peine dans l'effort, et la mort.

Odym'étal : Les textes abordent quels sujets en particulier ? Avez-vous des convictions, des messages ?

Delphine : En plus des thèmes dont je viens de parler, l'album traite également de la perception de la mort, de la remise en question de l'existence de Dieu en période de deuil ("Gift?"), des problèmes sentimentaux et des souffrances qui les accompagnent, qui sont aussi dûs à une forme d'avidité dont il serait bénéfique de se débarrasser... en bref nos lyrics parlent des choses de la vie et des relations entre Dieu et les hommes. Les textes sont une exhortation au retour au divin, doublée d'un constat relativement pessimiste.

Odym'étal : La voix de Delphine est plaintive et amplifie la mélancolie générale. Les guitares sont bien présentes et la voix est en retrait. Comment s'est passé l'enregistrement et avez-vous volontairement voulu donné ces impressions à l'ensemble ?

Jean-Luc : L'auto-production est, pour un musicien, un exercice difficile. Nous n'avions pas dans l'idée de mettre en avant les guitares mais je suis guitariste et comme tout musicien, j'apprécie qu'on entende l'instrument que je pratique. Concernant le chant, nous l'avons volontairement mis en retrait dans un souci de cohérence musicale.

Odym'étal : « Gift ? », le dernier morceau de votre album est en deux parties. Pouvez-vous expliquer ce morceau de sa conception au résultat attendu ?

Delphine : Comme je l'ai dit, "Gift" parle de la remise en question de l'existence de Dieu en période de deuil. Le morceau a déjà été composé musicalement dans son intégralité, sans idée précise de départ. La structure en deux parties aux ambiances distinctes a naturellement appelé une dichotomie aux niveau du texte, à savoir la description de deux univers biens distincts, de deux états d'esprit Les paroles ne font pas l'apologie du suicide, comme on pourrait le croire de prime abord, mais proposent une réflection sur la mort, un encouragement à la regarder différemment, de façon plus positive, autant que faire se peut.

Odym'étal : Quels sont vos projets pour l'avenir ?

Jean-Luc : Trouver un label ayant des moyens financiers assez importants pour pouvoir financer une campagne de promotion intéressante pour le groupe.

Odym'étal : Qu'est-ce qui vous a le plus surpris et pourquoi : le split de MEGADETH ou celui de FEAR FACTORY ?

Jean-Luc : Nous ne nous intéressons plus à Megadeth depuis les albums qui ont suivi "Rust in Piece" et nous n'écoutons pas Fear Factory donc pas de déception pour nous.


LES FILS DU METAL (France), February 2002.

 

Les Fils Du Metal : Pourquoi avoir choisi Final Tragedy comme nom de groupe ?

Delphine : Le nom a une origine théâtrale, en partie. Nous aimons le côté intense et dramatique de la tragédie. Je crois que nos textes s'en rapprochent, ainsi que l'utilisation de dialogues dans nos morceaux. Le "Final" doit être compris dans le sens "dernier/e", cette idée de fin, d'eschatologie, étant liée à l'espérance d'un renouveau salutaire, que l'on retrouve dans le livre de l'Apocalypse de la Bible.

LFDM : Comment Final Tragedy s'est-t-il formé ?

Delphine : Jean-Luc faisait partie d'ETHERIC SOUL, groupe techno-thrash, qu'il avait formé en 1989 avec quatre autres musiciens. Après pas mal de concerts et l'enregistrement d'une démo 4 titres, le chanteur a quitté le groupe début 1993 et je l'ai remplacé. Après de multiples changements de line up, Jean-Luc et moi avons décidé de continuer seuls en 1996 sous le nom de FINAL TRAGEDY.

LFDM : Pourquoi seulement 2 membres ?

J-Luc : C'est un choix de notre part. Les textes de Delphine collent parfaitement à la musique que je compose donc nous n'avons pas ressenti le besoin de travailler avec d'autres musiciens. Par contre, nous avons été aidés par Stefan Hassler à la batterie car il était important pour nous qu'elle soit composée par un batteur. Nous trouverions bien évidemment des musiciens si une tournée était envisagée.

LFDM : Pourquoi le choix d'un metal gothique et sombre ?

J-Luc : Nous n'avons pas choisi de composer un metal gothique et sombre. La musique que je compose ne ressemble, à mon sens, à aucun groupe car elle existe déjà au plus profond de mon âme et elle dépend encore de mon humeur lors de l'écriture. Ceci dit, je suis quelqu'un de très mélancolique qui a des racines techno-thrash, ce qui explique peut-être le côté mélancolique de notre musique.

Delphine : Notre musique est le reflet de ce que nous sommes, ce n'est pas quelque chose de fabriqué, ni le résultat d'une quelconque stratégie marketing. Pour être tout à fait franche, les premières fois où les critiques ont commencé a qualifier notre musique de "gothique", je ne savais même pas ce qu'était le gothique...

LFDM : Quelles ont été vos sources d'inspiration pour Greed ?

J-Luc : Pour faire court, je peux dire que trois albums ont véritablement marqué ma culture musicale : Deathrow "Deception Ignored", Coroner "Mental Vortex" et Nevermore "Dreaming Neon Black". Ces albums et beaucoup d'autres ont sûrement influencé mon jeu. Mais ce sont avant tout les rencontres avec d'autres musiciens (de tous styles d'ailleurs !) qui m'ont guidé dans la musique.

Delphine : Dieu, et toute Sa création.

LFDM : Que représente exactement la pochette de l'album ?

Delphine : Pour bien la comprendre il faut la "lire" en interaction avec la jaquette et surtout avec les paroles du premier morceau "Lethal Pursuit". La mort a fait son apparition dans le monde lorsqu'Adam et Eve ont goûté le fruit de l'arbre de la connaissance du bien et du mal que Dieu leur avait interdit. L'avidité, dans toutes les acceptions du terme, nous a réduit en esclavage et conduit les hommes à mener des actions contraires aux lois divines. Cet "emprisonnement" physique et moral a commencé avec le péché originel, qui a entraîné la perte des privilèges accordés à l'humanité innocente. L'humanité déchue est alors exposée à la douleur, la peine dans l'effort, et la mort. En fait la pochette et les éléments qui s'y rattachent sont une exhortation au retour au divin, doublée d'un constat relativement pessimiste. Elle n'est en aucun cas une apologie du génocide, du racisme ou encore de l'anti-américanisme primaire.

LFDM : Quels sont les thèmes abordés dans cet album ?

Delphine : En plus des thèmes dont je viens de parler, l'album traite également de la perception de la mort, de la remise en question de l'existence de Dieu en période de deuil ("Gift?"), des problèmes sentimentaux et des souffrances qui les accompagnent, qui sont aussi dûs à une forme d'avidité dont il serait bénéfique de se débarrasser... en bref nos lyrics parlent des choses de la vie et des relations entre Dieu et les hommes.

LFDM : Ne pas confier la production à quelqu'un d'extérieur, est-ce un moyen de conserver le côté personnel de votre musique ?

J-Luc : C'est vrai que c'est très intéressant, sur le plan créatif, de contrôler l'intégralité de son produit, mais actuellement, aucun groupe ne peut percer s'il n'est pas soutenu par un label important, quelles que soient les compétences musicales du groupe. Nous avons donc voulu montrer que Final Tragedy a un certain potentiel et que nous sommes prêts à travailler avec un producteur sérieux.

LFDM : La voix sonne de façon assez étrange sur certains titres, à la limite de la dissonance, est-ce un choix ?

J-Luc : Il est clair que nous recherchons plus l'émotion que la perfection de l'interprétation dans la musique. Nous ne faisons pas de la musique classique, nous jouons du metal et nous voulons transmettre les émotions qui sont en nous afin de vraiment toucher les personnes. La musique, les textes et la façon de chanter sont liés. Tout ceci crée une originalité que j'affectionne particulièrement dans le métal, à la façon d'un Warrel Dane de Nevermore.

Delphine : Sans avoir la prétention de me comparer à Warrel Dane bien sûr! Non, c'est vrai que la recherche de la perfection à la Céline Dion ne m'intéresse pas, ça me laisse de marbre et ce genre de chant ne me procure aucune émotion... même si j'ai le plus grand respect du monde pour ladite Céline!

LFDM : Quels sont vos projets pour cette année ?

J-Luc : Actuellement, nous essayons de gérer la promotion de "GREED" à travers le monde, grâce en grande partie à Internet. C'est un travail important car nous souhaitons répondre à tous les magazines, fanzines et webzines qui désirent chroniquer l'album ou faire une interview. Nous travaillons aussi à la composition de nouvelles chansons. En fait, nous nous préparons à une éventuelle signature sur un label !!

LFDM : Prévoyez-vous de tourner cette année ?

J-Luc : Ce n'est pas une priorité pour nous mais si le besoin s'en fait sentir, nous le ferons car nous apprécions beaucoup le contact avec le public. La priorité est bien-sûr de trouver un label.

LFDM : Si oui, allez vous engager d'autres musiciens pour la scène ?

J-Luc : Oui.

LFDM : Pensez-vous qu'internet soit un bon moyen de promotion ?

J-Luc : Tout à fait, car Internet permet de correspondre facilement, rapidement et souvent à moindre coût. Pour nous, c'est un outil indispensable.

Delphine : Avec un bémol quand même, c'est que souvent pour trouver l'information il faut aller la chercher. Donc pour un groupe, Internet remplace difficilement un bon article dans un magazine à très large diffusion... à moins de faire un travail de quadrillage et de publicité très important sur le Net.

LFDM : Pouvez-vous nous donner votre avis sur les fichiers Mp3 et les copies de CD ?

J-Luc : Les fichiers Mp3 sont une réalité du piratage qu'il est difficile d'accepter lorsqu'on est musicien. Mais le problème se situe sûrement au niveau de la législation de l'Internet. Concernant les copies de CD, personnellement, je n'accroche pas du tout car je suis collectionneur depuis de nombreuses années et je ne prends aucun plaisir à posséder un CD gravé. Par contre, j'irais jusqu'au bout du monde pour acheter une rareté en CD original !!

Delphine : Il est clair que le téléchargement de morceaux ou d'albums entiers en Mp3 ou les copies représentent un manque à gagner important pour les professionnels du disque et ces pratiques constituent une menace pour les musiciens eux-mêmes à long terme. Pour moi c'est un manque de respect de l'artiste.

LFDM : Et pour finir un mot pour mes lecteurs...

J-Luc : Nous voudrions remercier les personnes qui s'intéressent de près ou de loin à notre groupe. Nous espérons qu'elles prendront autant de plaisir à écouter notre nouvel album que nous en avons pris à le composer.

Interview by Keldon Storm and Taranis.

http://taranis03.multimania.com/accueil/interviews/interviews-2002/interviews-final_tragedy.htm


METAL HERO (Greece), N°18, February 2000.

 

Metal Hero: The typical question: how did the band start and what is the current line-up ?

Delphine Cochand: The band started under the name ETHERIC SOUL in 1989. It included five members and played techno-thrash. ETHERIC SOUL became FINAL TRAGEDY in 1996 and is now a duo: myself on vocals and Jean-Luc Millot on guitar, bass and programming.

M.H.: What has been your musical progress so far ?

D.C.: ETHERIC SOUL's techno-thrash became more melodic when I joined the band in 1993, and eventually more progressive and less aggressive, before the band took up the name FINAL TRAGEDY and moved toward progressive metal.

M.H.: How would you describe your music to someone who has never heard of you ?

D.C.: Progressive metal/rock with female vocals.

M.H.: Who contributes to the writing of the songs (music, lyrics) ?

D.C.: I write all the lyrics and Jean-Luc all the music.

M.H.: What inspires you to write your music. What are the lyrics about ?

D.C.: Everything inspires us, everything that's emotional enough to move us that is. All the things we've been through, our personal experiences... Our moods regulate what we write basically. The lyrics are mainly about love, especially the negative aspects of it, but also about God and men, and life in general.

M.H.: Live appearances: what is the feeling you get when you play in front of people? Do you consider yourselves a live band ?

D.C.: We definitely don't consider ourselves a live band since we've been a duo from the outset. We are more of a studio project, even though we are currently looking for musicians to complete the band's line-up and play live. We used to play live with ETHERIC SOUL and we enjoyed it a lot. We miss the stage somehow. But it is impossible to play live as a duo.

M.H.: How are things going with your country's musical scene ?

D.C.: It doesn't seem to be going too well. France has never been a rock/metal country, so it is very hard for bands to make it here, which is too bad because there are some very good French bands, but they are not taken seriously.

M.H.: What bands do you think lead the global scene today ?

D.C.: As far as progressive metal is concerned: Dream Theater, Vanden Plas, Angra...

M.H.: What are your plans for the band ?

D.C.: We are to sign a deal with Canadian label Frowz Productions and release an album with them in early 2000.

M.H.: Are there things you have regretted playing in the band so far ?

D.C.: None.

M.H.: What do you think is the purpose of a musician: only to entertain or something else ?

D.C.: The primary purpose of a musician is definitely to entertain, yet musicians seem to play an increasingly important social role in that they denounce what they think is wrong in this world and give an idealistic view of what it should be like. Their views do not fail to have an impact on the fans who very often appropriate them. Musicians often act as spokespersons for a generation, but it's actually often the other way round. They can get a message through very easily, maybe too easily for the impressionable youth, and it can be dangerous, depending on what the message is.

M.H.: If you had the power, what would you change in the world ?

D.C.: Too many things need to be changed, sadly enough. Power means that you impose things on people, which is never a good thing. People themselves need to be the instruments of change, willingly. They should be more compassionate, less materialistic, more respectful to their fellow beings and of nature...

M.H.: 2000: optimistic or not about the new millenium ?

D.C.: Not optimistic at all. People say the new millenium will be spiritual or will not be. We would love it to be spiritual, but we don't think this is gonna happen. We think it's gonna be virtual, hence superficial. That's what virtuality is all about, an ersatz of reality. True communication between people will decrease. Before long you're gonna e-mail your neighbor to ask if you can borrow a pinch of salt! That's a sad thing indeed. People will eventually be afraid of the real thing. Take amusement parks for instance: there is an increasing number of virtual rides based on visual recreations of physical sensations. We met a guy in his early twenties in one of those parks and he told us he was afraid of riding the roller coaster and preferred the simulation because it is safer! If new technologies are necessary and positive in domains such as medical research, they have a bad tendency to dehumanize us in our everyday lives and impair our relationships with people, our ability to communicate 'humanly', which can seem rather paradoxical.

M.H.: Free space: say whatever you want.

D.C.: Believe in love. It is the greatest force that exists on earth.

Interview réalisée par Toxica


HARD N' HEAVY (France), N°31, February 1997.

 

Que de péripéties pour en arriver là ! Une chanteuse et un guitariste ont décidé de ne pas capituler en dépit des difficultés et des désenchantements qui ont jalonné leur carrière. Le duo fondateur de Final Tragedy, groupe de metal progressif, s'est associé afin de conjurer le mauvais sort ! Un CD de trois titres constitue le fruit de leur récente collaboration et le groupe peut enfin croire en des jours meilleurs.

Hard N'Heavy: Qui êtes-vous ?

Delphine: Le groupe Final Tragedy existe depuis juin 1996. Il se compose de Jean-Luc Millot, le guitariste, qui fait également office de bassiste et de programmateur, et de moi-même au chant. Nous avons enregistré un CD au mois d'août dernier dans le but de démarcher les maisons de disques. Le groupe a commencé par s'appeler Etheric Soul à une époque où nous tournions avec cinq musiciens. Jean-Luc et moi sommes les membres restants. Nous envisageons de continuer sous la forme d'un duo tant que nous ne parviendrons pas à recruter d'autres personnes dans notre région. Nous n'avons aucun concert à notre actif sous le nom de Final Tragedy, mais nous avions fait quelques premières parties sous celui d'Etheric Soul, dont notamment celles de Coroner et Depressive Age.

Hard N'Heavy: Que faites-vous ?

Delphine: Final Tragedy est une formation de metal progressif contrairement à Etheric Soul qui lui évoluait dans un registre un peu plus thrash. Le groupe a privilégié les mélodies au moment de mon arrivée et s'est orienté vers un style beaucoup plus métallique. Le hard progressif est un genre auquel nous sommes attachés. Notre prochain album sera donc progressif puisque nous avons l'intention de persévérer dans cette voie. Il n'est pas question, par exemple, de verser dans le rock gothique : cela ne nous intéresse pas et nous ne souhaitons pas faire partie d'un quelconque mouvement.

Hard N'Heavy: Que souhaiteriez-vous ?

Delphine: Notre but est d'obtenir une signature dans une maison de disques, de commercialiser un premier véritable album et de tourner par la suite. Nous avons donc envoyé quelques CDs à diverses personnes. Nous ne pouvons pas donner de concerts à l'heure actuelle car le line-up du groupe, limité pour l'instant à deux musiciens, ne nous le permet pas. Des musiciens professionnels nous accompagneraient en tournée pour le cas où nous devrions promouvoir un disque. Nous sortirons certainement une deuxième auto-production l'été prochain si nous n'avons rien obtenu de concret du coté des labels.

Interview réalisée par Louis Bourgade


INNATE (France), N°3, December 1997.

 

Ne perdons pas de temps, rencontrons vite Delphine COCHAND, la chanteuse... 

Innate: Pourquoi avoir choisi le nom FINAL TRAGEDY ? Que signifie-t-il à vos yeux ?

Delphine: On a choisi ce nom parce qu'on trouvait qu'il sonnait bien. Il n'a pas de signification particulière, hormis un petit côté théâtral qu'on aime bien, le côté intense et dramatique de la tragédie.

Innate: Vous êtes deux. Est-ce que le line-up est ou va être complété par d'autres membres ? Pourquoi le choix du duo ?

Delphine: On s'est aperçu que les changements de line-up freinaient considérablement le groupe. Nous sommes dans une phase de composition et d'enregistrement. Et nous n'avons, de ce fait, pas besoin de musiciens pour l'instant. Nous en rechercherons pour tourner après la sortie du nouveau CD.

Innate: Par rapport au milieu "Hard", quelle est la réaction des gens en entendant une chanteuse ?

Delphine: Les réactions sont plutôt positives, mais ils cherchent souvent à faire des comparaisons avec d'autres chanteuses "Hard", qui ne sont pas toujours justifiées.

Innate: Comment travaillez-vous les morceaux ?

Delphine: Les morceaux partent souvent d'un riff de guitare, viennent ensuite se greffer batterie, basse et claviers, pour finir avec le chant. Une fois ce travail terminé, on passe aux arrangements, c'est à dire qu'une partie de clavier ou de batterie peut être entièrement recomposée. La plus grosse partie de la composition se fait sur ordinateur. Au final, à l'enregistrement, Jean-Luc joue toutes les parties sauf la batterie qui est programmée.

Innate: Avez-vous trouvé un label susceptible de vous signer ?

Delphine: Non.

Innate: Avez-vous de nouveaux morceaux. Vers quels styles sont-ils orientés ?

Delphine: Nous allons sortir un nouveau CD 4 titres début 98. Le style reste sensiblement le même, mais on a plus travaillé les harmonies. Cela reste du métal agréable à l'oreille. C'est ce que nous recherchons depuis le début: mélanger agressivité et harmonie.

Innate: Peux-tu nous expliquer les textes du mini-LP ?

Delphine:

FAR FROM YOU: C'est l'histoire d'un mec en marge de la société qui rejette toutes les valeurs sociales: l'argent, le travail... Il refuse de faire comme tout le monde, de suivre les règles. Un mec très mal dans sa peau.

THE MISSING PERSON: Sur le pardon. L'histoire d'un gosse abandonné par son père et qui n'arrive pas à lui pardonner de l'avoir laissé, même quinze ans plus tard.

FINAL TRAGEDY: Sur une personne victime d'un dédoublement de personnalité et qui n'arrive pas à gérer ce problème. Il ne sait pas qui il est réellement parce que chacune de ses personnalités domine tour à tour. Il finit par se suicider.

Interview réalisée par Christophe Ciretti


UNDERGROUND INVESTIGATION (France), N°31, November 1999.

 

FINAL TRAGEDY est un duo qui pratique un Metal raffiné où l'harmonie est privilégiée sans pour autant que l'agressivité soit laissée de côté. Leur récent "Trial Of Tears" ne nous a pas laissé indifférents...

U.I.: Vous êtes tous deux issus d'un groupe de Techno Thrash. Aujourd'hui vous vous orientez vers le Metal Prog. Comment s'explique ce choix ?

Delphine COCHAND: Le Techno Thrash n'est pas si éloigné que ça du Metal Prog. Ce dernier est néanmoins plus ouvert et offre davantage de possibilités d'expression.

U.I.: FINAL TRAGEDY n'existe que sous la forme d'un duo. Est-ce volontaire ou temporaire ?

D.C.: C'est temporaire. Le choix du duo a été dicté par les circonstances et il durera aussi longtemps qu'on ne trouvera pas de musiciens pour intégrer le groupe.

U.I.: Comment faites-vous sur scène ?

D.C.: On ne fait pas de scène. On a pensé en faire avec des séquences, mais on a abandonné le projet. Ca aurait été trop compliqué, peu plaisant pour nous et peu attrayant pour le public. Il nous aurait au moins fallu un batteur mais nous n'avons pas réussi à en trouver un qui colle au projet. On verra par la suite.

U.I.: "Trial Of Tears" est votre second CD entièrement autoproduit. Pouvez-vous nous parler de la genèse de cette galette ?

D.C.: Il a été enregistré et mixé dans notre home studio.

U.I.: Quelle est votre méthode de composition ?

D.C.: Les morceaux partent souvent d'un riff de guitare, viennent ensuite se greffer batterie, basse, claviers, pour finir avec le chant. Une fois ce travail terminé on passe aux arrangements, c'est à dire qu'une partie de clavier ou de batterie peut être entièrement recomposée. La plus grosse partie de la compositon se fait sur ordinateur. Au final, à l'enregistrement, Jean-Luc joue toutes les parties sauf la batterie qui est programmée.

U.I.: Quels sont les sujets qui vous inspirent ?

D.C.: L'amour et ses différents aspects, le péché, la rédemption, la mort, l'apocalypse, l'avidité, la souffrance... En fait tous les sujets sont susceptibles de nous inspirer, mais c'est en grande partie lié à notre état d'esprit du moment.

U.I.: Quelles sont les retombées de votre CD ?

D.C.: On a eu de bonnes chroniques, dans Hard Force notamment, et on a été contactés par le label canadien Frowz Productions avec qui nous devrions signer sous peu pour sortir un album de 8 titres à la fin de l'année qui devrait s'appeler "Greed".

U.I.: Quels sont vos projets ?

D.C.: Trouver des musiciens pour une éventuelle tournée après la sortie de l'album.

U.I.: Avez-vous quelque chose en particulier à nous dire sur la scène du Doubs ? Quels sont les groupes et les structures qui valent le détour ?

D.C.: Rien de particulier à dire sur le Doubs. Par contre pour les frontaliers, il y a une super salle de concert à Pratteln à côté de Bâle qui s'appelle Z7 et qui a une programmation metal comme nul part ailleurs en France ou en Suisse. On y a vu récemment MERCYFUL FATE, SYMPHONY X et NEVERMORE.

U.I.: Quels sont les trois mots qui définissent le mieux la musique de FINAL TRAGEDY ?

D.C.: Riche, complexe, accessible.

U.I.: Le mot de la fin...

D.C.: Ayez l'esprit ouvert musicalement (et autrement!). Il y a encore trop de misogynes dans le monde du Metal (même si les choses ont pas mal évolué) qui pensent que les filles n'y ont pas leur place. C'est dommage.

Interview réalisée par Sylvain 'Steve' Cotté